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Comprendre l’art du vin

Comprendre l’art du vin

Christophe Heynen est le deuxième Belge à décrocher le titre prestigieux de Master of Wine. Une maîtrise qui couronne plus de quatre années de formation harassante pour enrichir son vocabulaire gustatif.

Et quel parcours! Quatre jours d’examens sont venus ponctuer sa formation: en matinée des dégustations à l’aveugle de 12 vins par type, dans l’après-midi des examens théoriques qu’il faut enrichir de six ou sept cas concrets tirés de sa propre expérience. La formation de Master of Wine aborde tous les aspects du vin, de la viticulture à la vinification et bien sûr l’œnologie, le service, les accords… L’objectif est de couvrir tous les aspects et tous les métiers du vin. “Il y a trop souvent un fossé entre la production et la vente du vin. Le producteur n’est pas toujours un bon vendeur, parce qu’il est trop attaché à son terroir. Le sommelier ne doit pas nécessairement comprendre l’impact de la préparation 501 sur une parcelle en biodynamie… Je veux parvenir à combler ce fossé en comprenant toute la chaîne de production, la géologie, la botanique, la chimie, le commerce, la législation, l’histoire…“, commente-t-il encore. “C’est tout cela qui fait la magie de ce breuvage.”

Master of Wine

Organisée par l’Institute of Master of Wine, cette compétition a couronné 409 Maîtres de 30 pays depuis sa création dans les années 1950. Un seul Belge jusqu’à cette session 2020, Jan De Clerck, propriétaire du négociant Portovino, titré en 1998. Mais on peut y ajouter Fiona Morrison, d’origine anglaise, qui a épousé Jacques Thienpont, exploitant belge du Château Le Pin notamment dans le Bordelais et négociant en vins. L’Espagnol Pedro Ballesteros, critique, juge et consultant reconnu est également basé en Belgique.

Devenir Maître en vin, c’est tenter de maîtriser un art qui reste hautement empirique. Et même si la fabrication du vin se théorise et s’industrialise, il n’existe toujours pas de recettes du succès. “Cette chimie reste très variable et très aléatoire. J’essaye de comprendre pourquoi le producteur a pris telle décision et quel est son impact sur la qualité finale.”

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